
Vue stratigraphique des différents
horizons successifs de constructions
L'étude des vestiges d'architecture en bois de cette période, qui sont pour l'essentiel en chêne, a montré qu'ils appartiennent à dix horizons de construction successifs dont la durée totale, déterminée par la dendrochronologie, est de 210 ans. La durée moyenne de chaque horizon est donc d'une vingtaine d'années, soit une génération.
On a ainsi, pour la première fois dans les Balkans, une idée précise du rythme de renouvellement des constructions dans ce genre d'habitat.
L'étude préliminaire des structures architecturales en bois du site de Sovjan ouvre ainsi de nouvelles perspectives, tant sur le plan de la gestion des ressources forestières que sur celui des techniques architecturales dont on ignorait à peu près tout.
L'analyse dendrochronologique a permis l'établissement d'un étalon-référence de près de 4 siècles (399 années exactement). Il s'agit d'un étalon très marqué par des phénomènes anthropiques de grande ampleur, répartis sur l'ensemble de la séquence (ces phénomènes sont à mettre en étroite relation avec les défrichements), ainsi que
par un
phénomène climatique majeur,
correspondant à des conditions météorologiques (températures et précipitations) extrêmement favorables.
La chronologie relative indique une occupation continue d'au moins deux siècles. Des habitats antérieurs et postérieurs ont été mis en évidence, sans pour autant être clairement définis. La période d'occupation s'étendrait alors sur plus de 280 années. Tous les niveaux de plancher identifiés forment une séquence continue. Cependant, la durée de cette occupation ne justifiant pas à elle seule une telle accumulation de planchers successifs, ce phénomène doit avoir une autre cause (montée du niveau lacustre ?).
![]()















